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centre de vol à voile de saint-florentin chéu

Le motoplaneur

motoplaneur électrique Antarès


Les mauvaises langues décrivent le motoplaneur comme un mauvais avion et un mauvais planeur. D'autres apprécient le cumul des avantages de l'autonomie de l'avion et du vol silencieux du planeur. La vérité est certainement entre les deux, la raison étant que le motoplaneur a sa personalité propre, qu'il convient de l'apprécier comme tel, sans référence aux avantages et défauts des autres appareils.

L'avantage de l'autonomie

Grâce à son moteur le motoplaneur est autonome pour son décollage. Il supprime la nécessité d'une organisation au sol pour prendre en charge les départs au treuil ou au remorqueur.
Il en va de même pour l'attérissage, et surtout pour le retour au terrain quand les conditions météorologiques obligent le pilote de planeur à se poser dans la campagne... et ses amis à le rejoindre pour ramener le planeur sur sa remorque.

Sur les motoplaneurs anciens, le moteur est fixe, monté à l'avant comme sur un avion. Quand le pilote a atteint une zone d'ascendances, il stoppe le moteur et met l'hélice en drapeau. Les pales sont alors orientées dans l'axe du fuselage pour diminuer la trainée et conserver une finesse suffisante pour pratiquer le vol à voile dans de bonnes conditions Toutefois, ce type de motoplaneur ne peut rivaliser avec les planeurs purs.

Notre aéroclub dispose d'un motoplaneur SF28 (photo ci-contre). Nous l'utilisons quand la météo n'est pas fumante, et pour la formation au vol sur la campage. La possibilité de remettre les gaz permet de s'entrainer à la simulation des atterrissages en campagne.
Toutefois, s'il libère de nombreuses contraintes, le motoplaneur impose un coût plus important et nécessite un entretien plus lourd qu'un planeur traditionel.

Des performances étonnantes

Les constructeurs ont cherché à redonner aux adeptes du motoplaneur des performances en vol à voile aussi bonnes que celles des planeurs purs. Le moteur de ces motoplaneurs modernes est logé dans le fuselage à l'arrière des pilotes. L'hélice est montée sur un mat, extraite pour le vol au moteur, et repliée dans le fuselage pour le vol à voile. L'ASH25 Mi ci-contre conserve ainsi une finesse de 60 !

L'avant-garde

Le Silent AE1 ci-contre est étonnant à plus d'un titre:

  • ce n'est pas un planeur, mais un ULM. Répondant aux caractéristiques de poids et de vitesse minimum imposée par cette catégorie, il est soumis à une réglementation minimum par rapport aux planeurs certifiés.
  • son moteur escamotable dans le fuselage est électrique. Son entretien est minimum et son fonctionnement est simple.

Vous pouvez visualiser le décollage du Silent et le rangement de son moteur par le lien ci-dessous.

Le futur proche

La société allemande Lang Flugzeugbau a mis au point un motoplaneur électrique de grande performance. Sa finesse en 20 m d'envergure atteint 56. Avec un gain d'altitude possible de 3000m, il conserve après le décollage une autonomie suffisante pour rentrer au terrain dans les conditions météo les plus mornes.

Antares
Envergure 18/20 m
Surface alaire 12,6 m2
Poids à vide 410 kg
Poids maxi 570 kg
Taux de chute mini 0,49 m/s
Finesse max 56
Vitesse de finesse max 71 k/h