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centre de vol à voile de saint-florentin chéu

La tête dans les nuages

cumulus


Nous savons maintenant comment décolle un planeur, mais le vol à voile n'est pas un simple manège... Après son lancer, le pilote poursuit son vol en exploitant le mouvement ascendant des masses d'air qu'il traverse. Les pages qui suivent détaillent les origines du mouvement ascendant d'une masse d'air:

  • le réchauffement irrégulier du sol par le soleil qui provoque des ascendances thermiques,
  • l'élévation d'une masse d'air que le vent pousse sur un relief.

Les passionnés d'histoire et les curieux peuvent lire les reproductions d'une série d'articles de vulgarisation parus dans l'Aérophile en 1943. Toutefois, oubliez-les en montant dans votre planeur. Ils comportent des inexactitudes et présentent des pratiques aujourd'hui interdites pour des raisons de sécurité.

Les ascendances thermiques

Sous l'effet du soleil, l'air se réchauffe plus ou moins selon la couleur et la nature du sol avec lequel il est en contact. Par exemple, au dessus d'un sol rocheux ou d'un champ de blé, l'air se réchauffe plus qu'au dessus d'une forêt ou d'un lac. Parce qu'il est plus léger, l'air chaud s'éleve et est remplacé par de l'air plus frais qui se réchauffe à son tour. Avec un ensoleillement suffisant, ce mouvement est entretenu et il se forme des colonnes ascendantes plus ou moins larges, plus ou moins puissantes.
Sous l'effet de la diminution de pression liée à l'altitude, l'air se détend et se refroidit, Quand l'air ascendant arrive à la même température que l'air stable environnant, l'ascension cesse, et il redescent pour remplacer l'air nouvellement réchauffé.
Cette couche d'air stable s'appelle la couche d'inversion. Son altitude varie selon l'état de la masse d'air, son humidité, la différence de température entre le jour et la nuit, etc...
Une masse d'air froid peut contenir moins d'eau à l'état gazeux que de l'air plus chaud. Par le refroidissement qu'elle implique, l'ascension provoque donc la condensation qui forme un nuage en forme de chou-fleur: le cumulus. Ces cumulus annoncent une journée propoce au vol à voile et sont utilisés par les vélivoles pour repérer les ascendances.

La présence de beaux cumulus bien jouflus marque les journées idéales pour le vol à voile. Cependant, les ascendances ne forment pas systématiquement un cumulus, cela dépend de l'humidité de l'air et de la hauteur de la couche d'inversion. En leur absence, on parle de thermiques purs, plus difficiles à détecter.
Il arrive parfois que l'homme aide la nature: les feux de chaumes pratiqués par les agriculteurs génèrent des ascendances de courte durée, mais puissantes. Sur la photo ci-contre, la fumée marque clairement l'ascendance qui se termine par un cumulus.

Le principe de l'exploitation des ascendances thermiques par le vélivole est simple et efficace: Une fois l'ascendance repérée, il suffit d'y amener le planeur et d'y rester en spiralant à l'intérieur de la colonne d'air chaud. Ainsi, les planeurs que vous voyez tourner ne font pas du sur-place, ils montent à des vitesses pouvant atteindre plusieurs mètres par seconde. Sur la photo ci-contre, notre Alliance 34 est en virage. La ligne d'horizon indique une inclinaison de 45° et le variomètre une vitesse verticale de plus de 3 m/s. En une minute, le gain d'altitude est de 180m.

L'exploitation des thermiques pour le voyage

Pour voyager en planeur, il suffit de transiter d'une ascendance à l'autre, en utilisant chacune d'elles pour gagner l'altitude nécessaire pour rejoindre la suivante. En planeur, la ligne droite n'est pas toujours la plus rapide, mais souvent le trajet qui passe par les ascendances les plus puissantes. L'expérience du pilote est primordiale pour repérer les meilleures ascendances et les exploiter au maximum en centrant la spirale dans la partie la plus puissante et la plus régulière.

La photo de droite montre ce que les vélivoles appellent une rue de nuages. Les cumulus sont régulièrement alignés sous l'effet du vent, le planeur peut avancer sans spiraler et sans perdre d'alitude. Il suffit de ralentir dans l'ascendance et d'accélérer pour passer le moins de temps possible dans les zones descendantes.
En "vélivolien", une ascendance est une "pompe", son contraire est une "déguelante".